02 janvier 2012

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Commentaires

Appel national pour la Basilique du Bois-Chenu.

La première pierre de l’église du Bois-Chenu de Domremy fut posée en 1891 par l’évêque de St Dié avant même que la pucelle ne soit déclarée sainte ! En effet, Jehanne d’Arc ne fut béatifiée qu’en 1894 par le pape Pie X et canonisée par Benoit XV en 1920.
Au sein de cette époque mouvementée qu’était le 20ème siècle, la France et surtout la Lorraine, avait besoin d’un symbole fort et héroïque de patriotisme ; c’est ainsi que la construction put avancer selon les plans de l’architecte Paul Sédille, au fil des financements successifs, et des appels nationaux ; notamment celui lancé par Mgr Dupanloup, ou « l’oeuvre du sou de jeanne » qui mobilisa les jeunes filles de France.
L’édifice fut consacré église nationale en 1926 par plusieurs évêques français réunis, puis érigé en Basilique à la veille de la Seconde Guerre mondiale par le pape Pie XII en 1939. La crypte de la nouvelle Basilique fut confiée aux pères Eudistes et consacrée à Notre-Dame des armées dès 1897. Elle recueilli la mémoire des nombreuses victimes des guerres de 1914-1918 et 1939-1945.
Dès 1968 commence alors une lutte occulte contre Jehanne d’Arc et son patriotisme ; il faut rappeler ici l’importance que cette héroïne avait prise, puisqu’une fête nationale en l’honneur de Jehanne d’Arc fut instaurée par la république en 1920 . La crypte de Notre-Dame des armées fut dépouillée de ses ornements et la statue supprimée ainsi que les noms des soldats. Les frères Eudistes disparurent en 1972 jusqu’au nouveau recteur qui ne put tenir longtemps en rigueur le souvenir Johannique, pratiquement effacé en 2008.
La Basilique tient encore debout, mais elle est actuellement en grand danger. Certaines statues on été remisées au grenier, les fresques splendides de la nef s’assombrissent petit à petit, les ferronneries se rouillent, les dorures s’oxydent, les mosaïques sont souillées, l’orgue exigerait un sérieux entretien , dehors le clocher s’effrite condamnant l’accès du parvis au public et l’herbe pousse entre les pierres, témoignant d’un évidant manque d’entretien et de rénovation, pourtant dû à un lieu de culte d’une telle envergure
Une association s’est créée en 2006 pour restaurer l’orgue, mais elle ne reçoit pas un grand soutient du diocèse de St Dié à qui l’église appartient juridiquement. Cependant, il est de fait que la Basilique est un monument issu du patrimoine historique, religieux, patriotique, et spirituel français ; car de toutes les régions sont venu en temps et en heure , artistes, artisans, entreprises, et compagnons qui ont participé à son édification.
Alors que 2012 sonne l’anniversaire du 6ème centenaire de la naissance de notre héroïne nationale, et dans un contexte de plus en plus christianophobe, il est temps que la France se souvienne de son enthousiasme généreux qui permettait d’ériger de si nobles édifices.
Qu’elle entende ce nouvel appel national : sauvez la Basilique du Bois-Chenu !
Vu sur Livres en Famille : http://www.livresenfamille.fr/p5542-jeanne_petiau_sainte_jeanne_arc.html

Écrit par : Henry | 03 janvier 2012

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Intéressant.

Je tiens salon philosophique près d'Ancenis et serais ravi de recevoir certains d'entre vous quand vous passez près de là.

Amicalement,

jacques.guilbaud@free.fr

Écrit par : jacques guilbaud | 24 janvier 2012

Jeanne d'Arc n'a pas été béatifiée en 1894 mais en 1909.
1894 est peut-être l'année où elle a tété déclarée vénérable ?

Écrit par : Olivier Gorse | 03 janvier 2012

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Le Bois-Chenu ! Dans sa déposition de 1456 au Procès en Nullité dit de Réhabilitation, Pierre Miguet, présent aux interrogatoires de Poitiers en 1429, déclare : "Dans un vieux livre où l'on faisait connaître les prophéties de Merlin, j'ai trouvé écrit que d'un Bois-Chenu, des pays de Lorraine, il devait sortir une Pucelle." Le Procès en Condamnation de Rouen, 1431, note alternativement "Bois chenu", Bois "chaunu" dans le même sens et Bois chesnu d'un tout autre sens. Les toponymes Bois-Chenu sont très nombreux en France. Au sens de bois clairsemé, âgé. Chenu dérive du latin canutus, généralement appliqué aux personnes âgées, chenues. Quant au bois chesnu, il s'agit d'un bois peuplé de chênes bien entendu. Un bois chenu peut être aussi chesnu et inversement. En apparence, celui de Domrémy devait être l'un et l'autre, mais le qualificatif "chenu", âgé, clairsemé semble l'emporter dans ce cas précis.
Par un rapprochement qui ne doit sans doute rien au hasard, le texte original des prophéties de Merlin tel qu'écrit par Geoffroy de Monmouth au XIIe siècle, comporte une mention que je traduis : "Alors une jeune fille viendra d'une ville de la forêt de Canute pour..." Eh oui, Canute, dérivé lui aussi de canutus. Un bois chenu en l'occurrence et non pas chesnu.

Je m'arrête ici car le sujet est vaste. L'étude rigoureuse de notre Jeanne ne saurait se réduire à ce type de considérations certes curieuses pour l'historien, mais minimes en regard de l'épopée johannique.

Alain VAUGE
Auteur de "J'ai nom Jeanne la Pucelle, Journal d'une courte vie" (Editions Bénévent) qui vient de paraître.

Écrit par : Alain VAUGE | 14 mars 2012

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